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Premier Décembre 1871. Les galvachers sont réunis sur la place d'Anost pour leur foire annuelle où l'on vend et achète les attelages des petits boeufs roux barrés qui ont fait leur réputation en nivernais et en Bourgogne. Mais l'ambiance n'y est pas...
 

Il paraît qu'à Montcimet on a vu des cavaliers coiffés du casque à pointe des Prussiens et, d'Autun, monte le bruit redoutable de la bataille que garibaldi, venu au secours de la France, livre aux envahisseurs. Les vieux se souviennent des tristes jours de 1815 où, au terme des "cent jours", on dut subir l'occupation autrichienne.

Mais, cette fois, les Prussiens ne monteront pas jusque là. On est sauf, grâce à Dieu qui, pour la peine sera récompensé par l'érection, sur les flancs de la montagne de l'Aillant qui domine le bourg à 625 m d'altitude, au Nord, Nord-Ouest, d'une grande vierge à l'enfant en fonte. Elle sera inaugurée par un grand pélerinage, en 1878.
 
  Elle est encore là, Notre Dame de l'Aillant, dominant Anost et contemplant le bourg depuis un panorama que nous ne saurions trop vous engager à aller admirer même si quelques arbres, bientôt à terre, nous cache encore le clocher.
Elle eut même son heure de gloire lorsque, en 1944, les Anostiens virent avec effroi, l'humeur des occupants allemands s'assombrir fortement des actions de plus en plus audacieuses des Résistants du Maquis Socrate.