La Galvache, usage ancestral dont l'origine se confond avec l'histoire même du pays, plonge ses racines jusqu'au coeur de l'âme Morvandelle et ce label de vérité, plus qu'une image venue d'un passé aujourd'hui révolu, demeure le symbole d'une identité térritoriale. Ces gens, hommes du bois et du boeuf, laissés pour compte sur leur rocher de granit ensauvagé, développèrent des façons de procéder ainsi que des techniques qu'ils poussèrent à leurs extrémités et seul un changment fondamental de la vieille soicété rurale, dûe aux drames historiques, auxquels on peut ajouter l'extraordinaire avancée du progrès tehnologique, put mettre un terme à ces "savoirs-faire".
Dès le XVème siècle, les gens du Morvan furent habilités par ordonnance royale, à faire flotter leur bois jusqu'à Paris, afin de chauffer la grande cité et pendant plus de 400 longues années, à partir de l'Yonne aux eaux grossies par des lâchers d'étangs, réguliers, se bâtit la légende des matelots dansant sur les rouleaux d'écume, guidant leurs trains de bûches jusqu'au port des Celestins sis en rivière de Seine, passé Notre Dame la jolie. Ils partageaient la gloire de cet exploit avec des théories de bouviers accomplis, qui, là-bas, dans les rudes montagnes de ce Pays perdu, pouvaient débarder et transporter le bois de mouléé malgré les ravines pentues, aidés en cela par une race de bovins rustiques, au pelage rouge, considérés par bien des spéialistes anciens, comme les meilleurs au monde pour leur aptittude au travail.


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le récit d'André Grimont,
dernier Galvacher d'Anost.

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récit en patois d'André Grimont version fluide (basse qualité)
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La chanson des Galvachers
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