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La Galvache, usage
ancestral dont l'origine se confond avec l'histoire
même du pays, plonge ses racines jusqu'au coeur
de l'âme Morvandelle et ce label de vérité,
plus qu'une image venue d'un passé aujourd'hui
révolu, demeure le symbole d'une identité
térritoriale. Ces gens, hommes du bois et du
boeuf, laissés pour compte sur leur rocher de
granit ensauvagé, développèrent
des façons de procéder ainsi que des techniques
qu'ils poussèrent à leurs extrémités
et seul un changment fondamental de la vieille soicété
rurale, dûe aux drames historiques, auxquels on
peut ajouter l'extraordinaire avancée du progrès
tehnologique, put mettre un terme à ces "savoirs-faire".
Dès le XVème siècle, les gens du
Morvan furent habilités par ordonnance royale,
à faire flotter leur bois jusqu'à Paris,
afin de chauffer la grande cité et pendant plus
de 400 longues années, à partir de l'Yonne
aux eaux grossies par des lâchers d'étangs,
réguliers, se bâtit la légende des
matelots dansant sur les rouleaux d'écume, guidant
leurs trains de bûches jusqu'au port des Celestins
sis en rivière de Seine, passé Notre Dame
la jolie. Ils partageaient la gloire de cet exploit
avec des théories de bouviers accomplis, qui,
là-bas, dans les rudes montagnes de ce Pays perdu,
pouvaient débarder et transporter le bois de
mouléé malgré les ravines pentues,
aidés en cela par une race de bovins rustiques,
au pelage rouge, considérés par bien des
spéialistes anciens, comme les meilleurs au monde
pour leur aptittude au travail. |
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