La relation entre l'homme et l'animal, ce plus vieux compagnon de nos songes, jadis privilégiée au sein du monde rural, pris ici, chez les bouviers du Morvan, une étrange dimension tout à la gloire de la civilisation pastorale. La totalité des textes écrits par des observateurs étrangers, le plus souvent lettrés, évoquent l'habileté de ces animaux athlétiques, comme leur étrange complicité vis à vis du maître qui, usant le plus souvent de sa seule voix, mène son charroi. Ils sont disposés naturellement à oeuvrer sur les plans inclinés, dans les chemins difficiles et pénibles, au travers des terrains abruptes comme des ravins les plus dangereux. Tous ces auteurs qui pensaient de semblable façon, notaient en conclusion : "c'est qu'en effet, auune race sans doute, ne peut égaler l'adresse de ces boeufs Morvandiaux, petits, sobres, intelligents et travailleurs !".
Cette race unique, sans doute venue en l'état du néolithique, fut plus qu'un outil d'exception parce qu'elle conditionna totalement les modes de vie d'un terroir durant une longue période historique, engendrant du même temps, une forme de civilisation particulière, fondée sur le principe d'une migration temporaire. Cette estimation n'est pas trop forte dans la mesure où l'amplitude des phénomènes qui en découlèrent, fut le principal critère de survie d'une population considérée alors comme étant à part, ainsi que le montre cette citation quelque peu forcée, empruntée à un historien d'un siècle déjà lointain : "le Morvan est un pays rude, primitif, un coin d'Armor perdu sous les chênes, enfoui dans les fougères folles, d'où pointe à côté des rochers sanglants


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le récit d'André Grimont,
dernier Galvacher d'Anost.

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récit en patois d'André Grimont version fluide (basse qualité)
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La chanson des Galvachers
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